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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 01:01
Canal de Lunel (34 - Bouleau - 17 novembre 2016, 16 H 10

Canal de Lunel (34 - Bouleau - 17 novembre 2016, 16 H 10

Tant de beauté

Tant de bonté

Pour l'âme morte

 

Nulle raison

Passe saison

Qui nous emporte

 

Quel souvenir

Pourrait venir

De tel miracle

 

Si l'on osait

Se reposer

Sur cet oracle...

5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 01:01

J’ai vu sur Arte, le 16 novembre dernier, le film Truman Capote, consacré au célèbre écrivain états-unien, ainsi que le documentaire biographique qui a suivi. Voulant écrire un « roman de non-fiction », il prit pour sujet le massacre d’une famille du Kansas par deux délinquants, qui défraya la chronique en 1959. De là vint son best seller De sang froid, sorti en 1966. Pour l’écrire, il avait gagné la confiance de l’un des deux assassins, qu’il visita longuement en prison et dont il devint l’ami. Il eût pu le sauver de la pendaison, vu sa propre notoriété et la faculté financière qu’il avait de lui fournir le meilleur des avocats. Mais il ne le fit pas, les choses suivirent leur cours, et l’exécution eut lieu. La raison de sa dérobade ? Un de ses confères la dit dans le documentaire : il avait besoin pour son roman d’une fin dramatique, et donc que le détenu fût exécuté. Si la peine eût été commuée en détention à perpétuité, la fin de ce fameux « roman de non-fiction » en eût été affaiblie.

 

C’est là qu’on peut absolument parler de barbarie. Que pèse une œuvre artistique, si belle soit-elle, à côté de la mort d’un homme ? Notre écrivain à succès s’est comporté comme un barbare, et de la pire espèce : de ceux qui laissent faire – ici laisser tuer. Laisser faire en effet est pire que faire. Car celui qui fait, il a au moins le courage de faire. Mais pour celui qui laisse faire, il y a la lâcheté en plus.

 

J’ai souvent pensé qu’il peut y avoir une vraie barbarie de l’art. Zola le montre dans L’Œuvre, où le héros, qui est peintre et obsédé par la peinture, sa « seule maîtresse » dit le romancier, ne trouve rien de mieux, une fois son fils mort, que de continuer à faire de la peinture, en faisant le portrait de son cadavre. Aucun souci de décence, aucune sensibilité proprement humaine ne l’habite. Ce roman a amené la brouille entre Zola et son ami d’enfance Cézanne, qui s’est reconnu dans ce peintre insensible jusqu’à la folie.

 

Mais c’est de folie humaine que se paient, bien souvent les réussites en art.

 

D.R.

D.R.

3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 17:25
La Grande Motte (34) - 27 novembre 2016, 16 H 19

La Grande Motte (34) - 27 novembre 2016, 16 H 19

Moments partagés dans le grand espace

Ils ne sont pas seuls ils sont entourés

Et les rêves fous jamais ne se lassent

D'habiter le coeur des énamourés...

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  • : Le blog de michel.theron.over-blog.fr
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  • www.michel-theron.fr
  • Agrégé de lettres, professeur honoraire en khâgne et hypokhâgne, écrivain, photographe, vidéaste, chroniqueur et conférencier (sujets : littérature et poésie, stylistique du texte et de l'image, culture générale et spiritualité).
  • Agrégé de lettres, professeur honoraire en khâgne et hypokhâgne, écrivain, photographe, vidéaste, chroniqueur et conférencier (sujets : littérature et poésie, stylistique du texte et de l'image, culture générale et spiritualité).

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