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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 00:01

Je vous informe de la réédition de ma Théologie buissonnière, en deux tomes, avec une préface d'André Gounelle, que je reproduis ci-après :

Théologie buissonnière, tome 1 (recto)

Théologie buissonnière, tome 1 (recto)

Théologie buissonnière, tome 2 (recto)

Théologie buissonnière, tome 2 (recto)

Théologie buissonnière, tomes 1 et 2 (verso)

Théologie buissonnière, tomes 1 et 2 (verso)

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Voici l'intégralité de la préface d'André Gounelle :

 

Michel Théron nous offre une agréable et instructive promenade parmi plusieurs notions fondamentales de culture religieuse. Il a choisi pour les deux tomes de cet ouvrage environ 80 mots (rangés en ordre alphabétique depuis « Agneau de Dieu » jusqu’à « Zèle ») qu’il commente avec la gourmandise d’un fin lettré et une tendresse amusée pour les étrangetés du religieux mais aussi attentive à ses profondeurs. Il aime les phrases et les mots, il les décortique, les assaisonne, les déguste. Il relie les textes dans des jeux de miroirs et d’échos. Parfois, il va jusqu’à des calembours, mais ces calembours ont du sens (un exemple savoureux : « Ne peut-on préférer le Christ enseignant qui nous sauve au Christ qui nous sauve en saignant ? »). Il ne s’agit nullement d’un vocabulaire théologique et historique, pas plus que le Dictionnaire philosophique de Voltaire (à qui j’ai souvent pensé en lisant ce livre) n’est un dictionnaire technique de philosophie.

 

Bien que l’érudition y soit considérable, ce livre ne s’adresse pas à des spécialistes, mais plutôt à un public cultivé, marqué par un christianisme traditionnel qui le satisfait peu, même s’il est sensible à certain de ses thèmes. De très nombreux textes du Nouveau Testament sont commentés et expliqués (avec une insistance sur les mots employés, sur leur étymologie et sur leurs combinaisons grammaticales) ; l’évangile de Thomas est aussi souvent cité. Les références culturelles débordent largement la littérature classique ; elles s’étendent à la peinture, au cinéma, à la chanson, voire à la publicité, etc. Ces références n’éloignent pas du vécu concret, mais l’expriment et l’éclairent. Malicieux, méditatif, réfléchi, bien informé et non conformiste, ce livre nous sort de nos routines, nous aide à penser sans jamais rien nous imposer.

 

Un traité et un manuel sont faits pour être lus de bout en bout et leurs développements s’enchaînent méthodiquement. Cette Théologie buissonnière ne suit pas ce modèle : elle a été plutôt conçue pour être consultée notice par notice au gré de nos envies, de nos curiosités, de nos recherches et de nos réflexions. L’auteur n’impose pas au lecteur une progression, mais le lecteur choisit de cheminer, voire de vagabonder ou de flâner, dans ce que lui offre l’auteur. Grâce à un jeu de renvois non seulement d’un article à l’autre, mais aussi à des documents externes ou à des lectures complémentaires, cette promenade peut très vite déboucher, si on le désire, sur une exploration élargie et approfondie. Ce n’est pas un des moindres mérites de cet ouvrage que d’inciter à aller ailleurs et plus loin ; on sent ici tout l’art pédagogique du professeur incitateur ou éveilleur et non doctrinaire qu’a été M. Théron.

André Gounelle

 

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Pour voir sur le site de l'éditeur la présentation du tome 1 (format 13,5 x 21,5 cm, 392 pages, 14,99 euros), cliquer : ici.

Pour voir sur le site de l'éditeur la présentation du tome 2 (format 13,5 x 21,5 cm, 324 pages, 12,99 euros), cliquer : ici.

Ce livre est aussi en vente sur les plateformes de vente en ligne (Amazon, FNAC, etc.)

Mais comme il est très bien diffusé par la SODIS, il est disponible sur commande dans n'importe quelle librairie.

 

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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 00:01

Un proverbe nous dit qu’elle n’est pas de ce monde. Pourtant son idéal ne cesse de nous hanter. C’est à quoi vient de répondre un décret gouvernemental obligeant à signaler les retouches sur les photos publicitaires de mannequins. Elles proviennent très souvent d’un logiciel de traitement d’images, comme Photoshop, et font miroiter aux yeux des jeunes filles, par exemple, la possibilité de l’existence réelle d’un corps parfait, ce qui est faux. Voulant y atteindre, elles peuvent devenir anorexiques, et mettre en péril leur santé (source : Numerama.com, 01/10/2017).

 

Plusieurs réflexions viennent alors à l’esprit. D’abord on peut déplorer la dictature de l’apparence ou du look sur les esprits. Si l’on n’est pas svelte, et conforme aux canons esthétiques en vigueur aujourd’hui, on est stigmatisé : il y a là un totalitarisme fascisant, qui exclut quiconque n’est pas dans le moule admis. On l’accuse d’en être coupable, alors que la génétique joue là-dedans un grand rôle. Le surpoids, voire l’obésité, ne sont pas toujours imputables à 100% à ceux qui en souffrent. Au reste, on notera que ces canons de la beauté ont varié, comme il se voit dans notre mot « embonpoint », qui signifiait à l’origine « en bonne santé », avant d’être maintenant dépréciatif.

 

En dernier lieu, le philosophe pourra faire remarquer que notre idéal de beauté, qui remonte à la Grèce antique, a toujours été précisément un idéal, sans aucun référent dans le monde réel. Les statues grecques sont terrifiantes d’irréalité, si l’on y songe : aucun corps réel n’y peut correspondre. J’ai été en Grèce deux ans, et je n’y ai jamais vu de « nez grec ». Élie Faure déclarait l’art grec « monstrueux », précisément parce qu’il n’a jamais représenté de monstres – entendez : le démonique et la négativité de la vie, matérialisés par la laideur. Et Nietzsche soulignait : « Il y a entre l’art grec et la vie le même rapport qu’entre la vision du martyr et les souffrances qu’il endure. » Autrement dit la beauté académique est hors-vie, un simple rêve, et les Grecs eux-mêmes peuvent relever de notre « décret Photoshop » !

 

D.R.

D.R.

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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 00:01

Le cycle de mes émissions cette année à FM Plus Montpellier est consacré à une reprise remaniée et enrichie de mon livre Comprendre la culture générale, paru chez Ellipses en 1991, toujours disponible en librairie.

Voici la 43e de ces émissions (durée : 29' 13") :

Les Mots de la culture : Culture et finitude (3)

Les Mots de la culture : Définitions (1)

Cliquer sur l'image

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  • www.michel-theron.fr
  • Agrégé de lettres, professeur honoraire en khâgne et hypokhâgne, écrivain, photographe, vidéaste, chroniqueur et conférencier (sujets : littérature et poésie, stylistique du texte et de l'image, culture générale et spiritualité).
  • Agrégé de lettres, professeur honoraire en khâgne et hypokhâgne, écrivain, photographe, vidéaste, chroniqueur et conférencier (sujets : littérature et poésie, stylistique du texte et de l'image, culture générale et spiritualité).

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