Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 23:26

µ(Photographies)

Dans cette photo, les "papillons" ne sont que la fleur centrale retraitée ou suppliciée au moyen d'un logiciel de traitement d'images. Le poème qui suit le dit expréssément :

 

2010 08 16 (01) - Papillons

 

 

Papillons

 

Ne se posent les papillons

Sur la fleur l’effleurant à peine

Pour la bonne et simple raison

Qu’en vérité ils en proviennent.

 

→ Voir aussi : Le jardin des supplices.

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Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 23:16

µ(Photographies)

Voici deux photos où je me suis complu, avec un logiciel de traitement d'images, à supplicier des fleurs. Le poème qui suit éclaire un peu la démarche :

 

2010 08 14 (00) - Le jardin des supplices 1 

 

2010 08 14 (00) - Le jardin des supplices 2

 

 

Le jardin des supplices

 

Vous, bien banales fleurs qui n’avez rien d’insigne,

Ne craignez point qu’ici on vous mette au supplice :

Vous soumettant ainsi à un tel sacrifice,

Soyez magnifiées en n’étant plus que signe.

 

→ Voir aussi : Papillons, Autres papillons, et Le jardin des supplices, suite

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Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 22:39
J'ai lu dans Elle du 7 mai 2010, p.129, dans un sondage Elle IFOP, « Être une femme en 2010 », le résultat suivant : « 70% des femmes pensent qu’on peut choisir de ne pas avoir d’enfants et être complètement épanouie. » Cela m’a beaucoup surpris et fait réfléchir.

Bien sûr il ne faut pas comprendre que 70% des femmes ne veulent pas avoir d’enfants. Mais tout de même, combien de fois entend-on dire qu’une femme qui n’en a pas passe à côté de quelque chose d’essentiel, manque l’élément le plus profond de la féminité, qui est la maternité ! En sorte que celles qui ne l’incarnent pas passent pour des traîtresses à leur nature : on les dit femmes incomplètes. On comprend que beaucoup à qui on ne cesse de seriner ces considérations auront à propos de la femme une pensée essentialisante de ce type, alors qu’il ne faudrait voir ici que des cas particuliers.

Le christianisme majoritaire, tout en disjoignant maternité et sexualité, garde la première comme fondement du féminin : voyez le dogme de la naissance virginale du Christ. Marie y est donc la Magna Mater, la Grande Mère, auprès de laquelle on trouve réconfort en cas de malheur. Je ne récuse pas ce vieux réflexe, bien compréhensible humainement parlant. Cependant je noterai que les textes évangéliques eux-mêmes ne font pas toujours l’éloge de la maternité. Ainsi : « Des jours viendront où l’on dira : ‘Heureuses les stériles, heureuses les entrailles qui n’ont point enfanté, et les mamelles qui n’ont point allaité !’ » (Luc 23/29) Le contexte ici (l’acheminement de Jésus vers sa Passion), pourrait réduire la portée de ce logion. Mais on en voit une signification beaucoup plus générale dans le logion 15 de l’évangile selon Thomas : « Jésus a dit : ‘Quand vous voyez celui qui n’a pas été engendré de la femme, prosternez-vous sur votre visage, et adorez-le : celui là est votre Père.’ »

Faut-il toujours capituler devant un déterminisme biologique ? L’honneur de l’être humain, parfois (je dis bien : parfois), est de s’élever au-dessus de tels déterminismes, pour aller vers liberté et autonomie. Aussi peut-on préférer la position d’Armande, dans les Femmes savantes de Molière, à celle de sa sœur Henriette, qui ne voit d’autre horizon pour elle, selon ce que dit sa sœur, « qu’une idole d’époux et des marmots d’enfants ! »

 

© Michel Théron – 2010

 

Article paru dans Golias Hebdo, n°148, semaine du 2 au 8 septembre 2010

  


→ Pour voir d'autres articles que celui-ci, on peut aller sur le Portail du site de Golias, puis à la rubrique Le Blog du Sacristain, dans la colonne de droite.

 

 

 

 

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Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 22:25

µ(Photographies)

Cette photo a été a été prise le mois dernier dans la forêt de Fontpédrouse (66). Elle a été volontairement sous-exposée. Je lui adjoins comme toujours un petit poème :

 

2010 08 25 (00) - Que reste-t-il..

 

 

Que reste-t-il…

 

Que reste-t-il quand tout s’enfuit ?

Quelques éclats avant la nuit.

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Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 22:18

µ(Photographies)  

Voici encore une photo, assortie d'un petit poème :

 

2010_08_25--04----Simples.jpg

 

 

Simples

 

Gouttelettes et rayons

Pour éclairer notre nuit,

Heureux que nous vous ayons

Sans besoin de plus de bruit.

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Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /Sep /2010 23:41

µ(Photographies)

Voici deux photos, la seconde venant de la première dont elle n'est qu'un extrait, le tout assorti d'un petit poème :

 

2010 08 26 (01) - Lignes

 

 ↓

 

 

2010 08 26 (00) - Lignes

 

 

Lignes

 

       Quand tout sera réduit en quelques lignes pures,

 Quelques traits lumineux alors nous suffiront.

     Nous n'aurons plus besoin d'arpenter la nature,

      Nous oublierons alors que tous nous en venons.

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Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /Sep /2010 23:15

 µ(Photographies)

Voici deux photographies accompagnées d'un petit poème :

 

 2010 05 08 (00) - Mélanges 1

 

 

2010 04 22 (00) - Mélanges 2

 

 

Mélanges

 

Où le réel

Où le reflet

Et où le ciel :

Qui donc le sait ?

 

  On pourra comparer avec la vidéo : Submersions.

 

 

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Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /Sep /2010 13:50

N" (Textes sur images)

Voici un petit texte au format PDF consacré à la question suivante : y a-t-il dans la vie quelque chose de stable où s'appuyer, ou non ? Par exemple, est-ce Parménide qui a raison quand il parle de l'être qui est, ou bien Héraclite, quand il dit que tout change ? Ce texte est illustré par les deux photos suivantes :

 

Indécision 1 (Basse résolution)

 

 

Indécision 2 (Basse résolution) 

Cliquer sur : Indécision.

 

→ On peut lire le poème qui accompagne ces photos en cliquant sur : Reflets.

 

 

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Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /Sep /2010 13:36

µ(Photographies) 

Voici deux photos prises à peu d'espace de temps, le vent s'étant levé quand j'ai pris la seconde. Je leur joins un petit poème :

 

Indécision 1 (Basse résolution) 

 

  Indécision 2 (Basse résolution) 

 

Reflets probants

Bientôt détruits,

Au moindre ris

Du premier vent...

 

→ On pourra en voir un commentaire plus développé dans : Indécision.

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Mardi 7 septembre 2010 2 07 /09 /Sep /2010 18:53

N" (Textes sur images)

Voici un dialogue au format PDF inspiré par les deux photographies suivantes :

 

2010 08 11 (00)

 

 

2010 08 11 (01)

 

Cliquer sur : Deux visions.

 

→ On peut voir aussi le petit poème inspiré par ces deux images :

 

L'infime et le grand.

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Mardi 7 septembre 2010 2 07 /09 /Sep /2010 18:43

µ(Photographies) 

Voici deux photographies du même sujet, avec une mise au point différente, la première sur le premier plan, la seconde sur le fond. Je les assortis d'un petit poème, à méditer si on le veut sur le plan spirituel :

 

2010 08 11 (00)

 

 

2010 08 11 (01)

 

L'infime et le grand

 

Nous montrant le réel,

Ces herbes vont au cœur.

Oubliées, vers le ciel

Vont nos rêves et peurs.

 

 On peut voir un texte inspiré par ces images en cliquant sur :  

 

Deux visions.

 

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Lundi 6 septembre 2010 1 06 /09 /Sep /2010 23:26

¨(Extraits de mes ouvrages)

Cet été, à la sortie d'Eyne (66), en direction de Mont-Louis, j'ai lu sur un transformateur électrique une inscription qui m'a fait penser à ce que j'ai écrit dans le tome 2 de ma Théologie buissonnière (Golias, 2010), à l'article : Obéissance. Voici la photo que j'ai prise, exactement le 26 août dernier :

 

2010 09 06 (00) - Obéissance

 

Et voici, en écho à ce "L'état jouit de notre soumission", quelques extraits de mon article :

   


La question de l’obéissance à l’Autorité ou au Pouvoir est une question cruciale, peut-être la plus importante qui soit quand on aborde l’histoire des hommes. « La nature du maître, disait Tocqueville, m’importe moins que l’obéissance. » Cette question de l’obéissance est plus importante même que celle de la perversité. L’obéissance en effet concerne le grand nombre, tandis que la perversité ne concerne que quelques uns. Il y a quelque chose de pire que les forfaits des méchants : c’est l'inertie des gens de bien. Le silence des pantoufles est pire que le bruit des bottes. Il y a plus de crimes qui se commettent par obéissance passive ou aveugle, et par laisser-faire, qu’il n’y en a qui se commettent par scélératesse. Et même celui qui laisse faire est plus coupable que celui qui fait. Car celui qui fait, il a au moins le courage de faire. Tandis que pour celui qui laisse faire, il y a la lâcheté en plus. Comme disait Péguy : « Complice c’est pire qu’auteur, infiniment pire… » (p.191)

 

 ... En général, comment se fait-il que tant d’hommes obéissent sans réfléchir ? C’est le sujet, on le sait, du texte essentiel de La Boétie, Discours de la servitude volontaire, ou Contr’un (1549). Comment un grand nombre d’hommes peuvent-ils consentir à leur soumission, à obéir à un Tyran qui les opprime, et contre lequel il serait bien facile pourtant, vu la disproportion objective, quantitative, des forces en présence, de se révolter ?

La cause en est d’ordre psychologique. Par réflexe, on projette sur le supérieur (en réalité celui qu’on imagine supérieur) une aura qu’il n’a pas, et dont il profite. Stanley Milgram a bien  montré ce mécanisme, dans son livre Soumission à l’autorité (Calmann-Lévy, 1974), ainsi que Verneuil, qui s’en est inspiré dans son film I comme Icare (1979). Comme dit La Fontaine, dans « Le paysan du Danube » : « Rome est par nos forfaits, plus que par ses exploits / L’instrument de notre supplice. » Mais La Boétie disait déjà, à propos des grands auxquels on se soumet : « Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. » (p.192)

 

... On voit ici les conditions véritables de nos soumissions : ces dernières viennent de nous, non de l’extérieur, si on y réfléchit bien. Il faudrait faire ici une sorte de révolution copernicienne. Nous nous imaginons faussement le pouvoir des êtres sur nous comme une force nous imposant tout naturellement l’obéissance : en réalité ils n’ont de pouvoir sur nous que celui que nous leur donnons. 

En vérité, pour comprendre que l’autorité est affaire de projection mentale, il suffit d’enlever ses attributs à celui que nous parons de tout son prestige : ôtez tout son décorum au Président de la République, voyez-le par exemple en pyjama, comme c’est arrivé à Paul Deschanel tombé nuitamment du train présidentiel le 23 mai 1920, et toute l’autorité s’écroule. Pascal a bien parlé ici de la force de l’imagination. La robe des juges, des médecins, du pasteur, comme l’habit du prêtre, sont des signes qui tirent leur force du crédit ou de la fiducia que nous leur donnons, mus par la force de l’éducation que nous subissons d’abord, et de l’habitude prise ensuite : elle est, toujours selon Pascal, une « seconde nature ». Ce sont les blouses blanches des pseudo médecins qui en imposent au cobaye des expériences de Milgram, bien plus même que le profit financier, la rémunération qu’il peut tirer de sa participation. Or on dit très bien pourtant que « l’habit ne fait pas le moine » !

Derrière ces blouses blanches, il y a tout un monde symbolique (ici le monde de la technoscience), qui se nourrit de notre propre admiration : il relève, comme tous les mondes symboliques, de ce que Valéry appelait les « forces fictives » qui gouvernent les cultures, et dont l’empire sur nos esprits et d’autant plus fort que nous ignorons, quand nous ne réfléchissons pas, qu’elle viennent de nous, que c’est nous qui les créons en leur faisant crédit. – Voyez là-dessus le début de mon ouvrage Comprendre la culture générale, Ellipses, 1991.

À partir de là, on comprend comment n’importe qui, aliéné par son propre respect, peut accomplir les pires choses. Le fonctionnaire zélé peut devenir un bourreau inhumain, s’il sacralise inconditionnellement l’Autorité. Il se forme alors une chaîne d’exécutants respectueux, chacun cantonné à sa seule tâche et ne se posant pas la question du sens global du processus auquel il participe. Par exemple, le conducteur des trains de la mort ne pense qu’à arriver à l’heure. Le commandant du camp d’exter­mi­nation ne pense qu’à exécuter fidèlement les ordres qui lui viennent d’en haut, sans en contester la pertinence, puisque tout naturellement il est porté à les croire fondés. Ce système est diabolique, car il divise et dilue les responsabilités, et va même jusqu’à laisser à chacun la satisfaction du travail bien fait, du devoir accompli.

Il peut donc bien y avoir une banalité du mal, selon le concept proposé par Hannah Arendt en 1963 dans son ouvrage Eichmann à Jérusalem. L’obéissance aveugle peut transformer en barbare l’homme apparemment le plus normal, le plus insignifiant même... (pp.193-194)

 

© Michel Théron - 2010


 Couverture de Théologie buissonnière, tome 2

 

Pour voir la quatrième de couverture, cliquer ici.

Pour voir la présentation sur le site de l'éditeur, cliquer ici.

 


→ Voir aussi sur ce sujet de l'obéissance mon émission de radio : Théologie buissonnière - Obéissance. 

 

 

 

 

Par michel.theron.over-blog.fr - Publié dans : Extraits de mes ouvrages
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Lundi 6 septembre 2010 1 06 /09 /Sep /2010 23:11

ª(Chroniques de Golias Hebdo)

À propos des émeutes qui ont éclaté à Grenoble, destinées à « venger » la mort d’un braqueur récidiviste tué par la police, on lit çà et là des arguments du type : la réponse sécuritaire n’est pas la bonne, de tels faits ont pour cause l’absence de perspective pour les jeunes de ces quartiers. Un internaute qui s’affiche « de gauche » écrit expressément : « À mon avis cette émeute pose plusieurs questions qui vont de l’absence structurelle de scolarité et d’emploi pour de nombreux jeunes jusqu’aux discriminations racistes renouvelées. » Dans ce cadre, conclut-il, « il n’y a pas besoin de police mais il importe surtout d’enclencher des politiques publiques en faveur de l’école, de l’emploi et du logement dans les quartiers délaissés de la République. »

On peut rêver devant l’angélisme de cette phrase : la police est inutile pour arrêter les casseurs. Quiconque a eu sa maison ou sa voiture vandalisée, ou même seulement son mur taggué, en appréciera la pertinence. En fait derrière cela il y a démission et veulerie de la part des politiques, qui n’osent pas intervenir.

Mais surtout ce qui me frappe ici c’est le fait de transformer le coupable en victime : ce n’est pas ma faute, j’ai cassé, certes, mais c’est parce que je n’ai pas de « perspective » dans ma vie. La victimisation systématique du malfaiteur oublie par exemple qu’un autre, qui sera exactement dans la même situation sociale que lui, précisément ne le sera pas devenu. Cette vision bien pensante, propre à une certaine gauche « bo-bo » (bourgeois-bohême), qui n’habite pas en outre ces quartiers, revient à nier la liberté individuelle, au profit d’un déterminisme déresponsabilisant. Décréter Raskolnikov irresponsable revient à lui ôter l’occasion de se racheter en allant purger sa peine en Sibérie. C’est véritablement le désinstituer en tant qu’être humain. Ce qui compte au fond ici, c’est l’image qu’on se fait de l’homme : pur jouet des circonstances, ou capable de conscience et de liberté.

Pascal Bruckner avait naguère parlé, pour caractériser l’état actuel de nos mœurs, de la Tentation de l’innocence (Grasset, 1995) : ainsi la victimisation du malfaiteur, qui se généralise en certains milieux, aboutit-elle en réalité à en mépriser les ressources et l’âme profondes, et donc à sa définitive infantilisation.

 

© Michel Théron – article paru dans Golias Hebdo, n°147, semaine du 26 août au 1e septembre 2010


 

  → Pour voir d'autres articles que celui-ci, on peut aller sur le Portail du site de Golias, puis à la rubrique Le Blog du Sacristain, dans la colonne de droite.

 

 

 

Par michel.theron.over-blog.fr - Publié dans : Chroniques de Golias Hebdo
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Lundi 6 septembre 2010 1 06 /09 /Sep /2010 18:36

N" (Textes sur images)

Voici un nouveau dialogue, au format PDF, inspiré par les deux photographies suivantes :

 

Ici et ailleurs 1 - Basse résolution

 

 

Ici et ailleurs 2- Basse résolution

 

Cliquer sur : Ici et ailleurs

 

La question, là encore de contenu spirituel, est : Faut-il s'intéresser au proche dans la vie, ou au lointain ? Faut-il faire par exemple comme Marthe, absorbée par le proche, ou comme Marie, focalisée sur le lointain, dans l'évangile de Luc ?

→ Sur ce dernier exemple, on peut voir : Nom de baptême.

Sur la Transcendance qui troue nos vies, on peut voir : Trouées.

→ Sur une synthèse des deux positions, on peut voir : Tombées du ciel.

Par michel.theron.over-blog.fr - Publié dans : Textes sur images
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Lundi 6 septembre 2010 1 06 /09 /Sep /2010 16:16

N" (Textes sur images)

Voici un dialogue au format PDF sur le nécessaire effacement du petit moi, de l'ego, qui est une constante dans toutes les spiritualités du monde. Il s'inspire de l'image suivante :

 

Effacements - Basse résolution

 

Cliquer sur : Effacements.

 

Remarques :

– Dans la tradition occidentale, cet effacement précède une renaissance à un autre niveau de vie. Voyez par exemple le passage très connu de l'évangile de Jean : "En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit." (12/24) Littéralement interprétée, cette phrase peut être dangereuse, et inviter au sacrifice réel de sa vie (martyre, etc.), même si on pense que lui succédera la résurrection du corps. Mais une interprétation symbolique est possible, celle qu'on voit par exemple dans la phrase très connue de Goethe : "Meurs et deviens." Cette phrase est très souvent commentée en franc-maçonnerie.

Dans la tradition orientale au contraire, l'effacement du moi ne se fait au bénéfice de rien de précis. On n'y gagne rien, sinon peut-être l'osmose avec le grand Tout. Voyez ce que dit Henri Michaux, à propos de l'homme taoïste : "C'est, dit-il, un homme effacé". Voyez aussi, du même, cette forte pensée : "Vidé de l'abcès d'être quelqu'un."

– Ces deux traditions sont-elles compatibles ? La question reste entière... 

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