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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 22:01

ª(Chroniques de Golias Hebdo)

Quarante-cinq des cinquante-deux États que comptent les  États-Unis d’Amérique s’apprêtent à rendre optionnel à l’école l’apprentissage de l’écriture manuelle cursive dès 2014. On prétend inutiles ses subtilités, sources de souffrances physiques, d’efforts de déchiffrage, d’erreurs d’interprétation, alors que les claviers d’ordinateurs, qui se sont généralisés dans les écoles, ne se trompent jamais (Source : Télérama, 20/03/2013, p.19) ...

 

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Petite philosophie de l'actualité, format Internet

 

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Published by michel.theron.over-blog.fr - dans Chroniques de Golias Hebdo (Actualité)
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TEDDY ARNAVIELLE 12/04/2013 10:28

C'est un problème profond et d'une grande ampleur que tu poses là, Michel. Je répondrai à ton beau texte par ces quelques remarques :
1. Ecris-tu toi-même encore beaucoup à la main, y compris pour ta correspondance intime? Pour ce qui me concerne, je ne le fais presque plus. J'ai dû prendre énergiquement sur moi,l'année dernière,
pour écrire à la main, de bout en bout, environ 200 pages qui sont la première version d'un livre projeté, plus ou moins ouvertement, depuis quelques décennies, à une époque où ma main volait
naturellement sur la feuille (c'est, modestement, une grammaire, que j'espère un peu intelligente). Ma deuxième version, presque achevée, est rédigée sur clavier. Ce passage correspond sans doute à
la transition du subjectif de la création, qui restera caché, à l'objectif de la publication, par définition divulguée, pour simplifier.
2. Bien que le "manuel" ne soit forcément,pour eux,qu'une étape, il serait intéressant de savoir comment procèdent ces spécialistes de l'écriture, aux deux sens du mot, que sont les écrivains. Je
les crois assez partagés.
3. Plus largement, il me semble que c'est au fond notre rapport au texte qui a changé. En quel sens ? Je parlerais volontiers d'une "décorporalisation": la main prolongeait la voix, aussi
irréductiblement individuelle qu'elle. Qu'elle cède, et voilà que j'entre dans le grand texte collectif. Je n'irai pas, cependant, jusqu'à dire que cela conforte les simplifications de la pensée
commune: le problème est plus complexe. Et la question du plagiat (de Poivre d'Arvor à Bernheim) n'est pas loin.
4. Pour revenir à l'école, qui nous reste chère, à toi comme à moi, comment ne pas déplorer, dans ce même mouvement de détachement par rapport à l'écrit, la ruine du par coeur ? Qui encore, à
l'école, s'incorpore de beaux textes pour les conserver précieusement en son coeur, jusqu'à la fin de son parcours terrestre ? Il est vrai qu'il y a tant de mots de passe et de codes pour meubler
notre mémoire...
5.Petit lot de consolation: la mode de la calligraphie. Oui,mais c'est un constat de divorce.

michel.theron.over-blog.fr 15/04/2013 23:53



Cher Teddy,


merci de ton long messsage, qui est en général très pertinent. Pour moi, j'écris mes livres directement au clavier, mais mes poèmes et tout ce qui est très personnel, d'abord à la main, au
crayon, sur un carnet que j'ai toujours sur moi, et très souvent aussi le soir dans mon lit avant de m'endormir. La différence est entre une écriture du savoir, et une autre de la sensibilité.


L'avantage du clavier, c'est que la pensée abstraite est plus rapide et immédiatement transcrite. Mais pour tout ce qui demande réflexion profonde, et interrogation des profondeurs du coeur, la
main est toujours première.


Pour mes articles de Golias Hebdo, je suis limité par le nombre des caractères (2300 espaces compris environ). Donc l'ordinateur est indispensable : premiet jet plus large, puis
réduction, le logiciel se chargeant de compter les signes.


Il est vrai tout de même que le texte une fois imprimé donne une impression de fiabilité plus grande, de solidité. Même si cette impression est facilement obtenue : c'est Marthe Robert qui a
écrit une Tyrannie de l'imprimé.


Enfin tout à fait d'accord avec toi pour défendre le "par coeur". Je fais exprès d'ailleurs dans mes conférences et les émissions de radio de ne jamais avoir sous les yeux la totalité des textes
que je cite. Je me contente d'en indiquer les titres sur mon synopsis. Cela me permet de me tester, pour voir si ma mémoire ne me fait pas défaut. Je faisais déjà cela dans mes cours.


Mais toi et moi sommes "intempestifs" au sens de Nietzsche, nous allons contre notre époque, qui incarne plutôt ce que disait Sacha Guitry : "A quoi sert d'apprendre ce qu'il y a dans les livres,
puisque cela y est ?"


Toutes mes amitiés. Michel



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  • www.michel-theron.fr
  • Agrégé de lettres, professeur honoraire en khâgne et hypokhâgne, écrivain, photographe, vidéaste, chroniqueur et conférencier (sujets : littérature et poésie, stylistique du texte et de l'image, culture générale et spiritualité).
  • Agrégé de lettres, professeur honoraire en khâgne et hypokhâgne, écrivain, photographe, vidéaste, chroniqueur et conférencier (sujets : littérature et poésie, stylistique du texte et de l'image, culture générale et spiritualité).

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