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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 00:01

Celle des téléspectateurs, déjà très grande, va s’accentuer avec une récente décision du CSA. Grâce à lui, TF1 va pouvoir entrecouper ses journaux télévisés par de la publicité, à partir du 1e janvier 2018. C’est la fin d’une habitude jusque là encore respectée dans le PAF, selon laquelle on devait séparer radicalement l’information du commerce. Mais la puissance toujours grandissante de ce dernier vient de l’emporter.

 

Donc, à côté d’un accident tragique, d’un séisme, d’un massacre de populations, ou de famines, etc., on aura droit à un spot pour de la charcuterie, voire pour des aliments pour animaux (« Le plaisir des chats difficiles ! »). L’obscénité de la chose disparaîtra au fil du temps, grâce à la force de l’habitude. Les spots grandiront progressivement en importance, comme il se voit déjà sur les chaînes privées, au point de parasiter totalement les programmes eux-mêmes. Finalement le téléspectateur pourra dire qu’il a vu au Journal télévisé quelques spots d’information, à côté d’une grande émission publicitaire.

 

La réalité de l’homme moderne est qu’il a une conscience punctiforme et pulvérisée. La succession hétérogène et hétéroclite, purement paratactique, des images qu’il ingurgite crée une espèce d’équanimité, une incapacité à hiérarchiser, à faire des liens et un tri entre les images, ce qui est pourtant le signe majeur de l’intelligence (inter-legere). Tout s’équivaut et finalement s’annule, dans un esprit hébété et torpide. Tel sera l’état de ce « temps de cerveau disponible », où un responsable de TF1 voyait le but à atteindre par la télévision. Une fois ouvert le robinet à images, la bouillie visuelle submergera tout, comme un fleuve qui, pour quelques rares pépites, charrie tant d’embâcles ! Nouvel opium, drogue abrutissante, qui empêche de penser et de sentir...

 

Il reste à espérer que cette autorisation du CSA soit contreproductive, et amène les spectateurs à se reporter sur les JT des chaînes publiques, dont France 2, qui échappent encore à cette mesure. Mais pour combien de temps ?

 

D.R.

D.R.

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 00:01

Je vous annonce la sortie de mon dernier livre, La stylistique expliquée :

La stylistique expliquée
La stylistique expliquée

Ce livre (format 17x22 cm, 228 pages), et sa version E-book (livre électronique) sont en vente :

 

- directement chez l'éditeur : cliquer ici.

- sur Amazon : cliquer ici.

 

Mais aussi l'ouvrage est diffusé en France par la SODIS, et on peut le commander dans n'importe quelle librairie.

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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 00:01

L’Église vient de rappeler à ses évêques les règles en vigueur pour le choix du pain et du vin pendant la messe. Elle ne veut pas d’hostie sans gluten, mais y admet l’introduction des OGM (Source : Lepoint.fr, 08/07/2017)

 

Autrement dit, les personnes souffrant de maladie cœliaque, allergiques au gluten, et les écologistes hostiles aux OGM ne pourront communier. Cela fait beaucoup d’ostracismes !

 

Pour les catholiques, le pain et le vin deviennent réellement le corps et le sang du Christ pendant l’eucharistie, mais pour que s’opère cette transsubstantiation le pain doit être azyme (sans levain) et de pur froment, et le vin provenir de pur raisin, non aigri (transformé en vinaigre). Si ces deux conditions ne sont pas remplies, le sacrement ne s’accomplit pas (non conficitur sacramentum). Je renvoie ici aux Instructions pour dire la Messe (Ordo Missae, Imprimerie du Vatican, 1965, en latin : pp.59-62). La matière est plus essentielle que la personnalité même de l’officiant : si celui-ci est en état de péché mortel, pourvu que rite et paroles soient bien observés, valable est le sacrement (ibid., p.63) !

 

Que ne connaît-on l’histoire, pour relativiser tout cela ! Déjà l’opposition entre les partisans du pain sans levain (azymites), et ceux du pain levé (fermentaires) a été une des causes au 11e siècle de la séparation des églises chrétiennes d’Occident et d’Orient. Ensuite sur la signification de la présence réelle du corps du Christ sur l’autel on a hésité pendant tout le premier millénaire, et ses conditions matérielles n’ont été fixées par Rome qu’à partir du Concile de Trente, contre les protestants réformés qui voyaient dans la dernière Cène un sens non littéral, mais symbolique. Et on connaît la fameuse Querelle des rites, des 17e et 18e siècles, où Rome a refusé que les missionnaires puissent utiliser pour la messe d’autres matières que le pain et le vin, inconnus des populations évangélisées. Pourquoi s’obstiner ainsi sur une vision si matérialiste et réductrice d’un usage ? Perseverare diabolicum !

 

D.R.

D.R.

 

***

 

Je vous rappelle l'existence de mon dernier livre publié, Sur les chemins de la sagesse :

 

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  • Agrégé de lettres, professeur honoraire en khâgne et hypokhâgne, écrivain, photographe, vidéaste, chroniqueur et conférencier (sujets : littérature et poésie, stylistique du texte et de l'image, culture générale et spiritualité).
  • Agrégé de lettres, professeur honoraire en khâgne et hypokhâgne, écrivain, photographe, vidéaste, chroniqueur et conférencier (sujets : littérature et poésie, stylistique du texte et de l'image, culture générale et spiritualité).

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