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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 22:14

¨(Extraits de mes ouvrages)  


Cependant les hommes ont inventé face au monde des pulsions, ou au monde « naturel », un autre monde. Dans bien des œuvres, ces deux mondes s’affrontent.

 La femme du Boulanger, de Pagnol, d’après Giono, est une admirable allé­gorie de la culture s’opposant à la nature : à l’incendie de la chair, de la pul­sion, de la passion (adultère), s’oppose la tendresse (conjugale), où est toute la culture : comme on le voit dans l’admirable discours du bou­langer à la fin du film ; de la même façon, au berger, nomade, s’opposent les villa­geois, sédentaires. Les deux univers s’opposent, les enjeux vont bien au-delà du cas personnel de l’héroïne.

Que dit le boulanger à sa femme ? Qu’il y a la beauté, évidemment, et le désir des sens ; mais aussi le don, l’offrande, le sacrifice de soi : cela n’est pas négligeable. « Et la tendresse, que fais-tu de la tendresse... ? » Ce n’est pas le berger qui se serait levé la nuit pour voir si elle dormait, était bien couverte, etc. ; ce n’est pas lui non plus qui lui aurait apporté le petit déjeuner au lit, aurait pris plaisir à la regarder manger, etc. Bref, on est là dans un tout autre monde que celui des pulsions (naturelles) ; on est dans le monde, non des sensations, mais des sentiments ; non de la passion, mais de l’action. C’est un monde substitutif, qui n’est pas un pis-aller ou le deuil du précédent. Évidemment ce monde est le contraire de la passion, et pour cette raison il paraît n’être pas passionnant. Mais on aurait tort de le mépriser. Par lui les hommes se sont élevés au-dessus des déterminismes, ou au moins ont-ils eu l’impression de le faire.

Ainsi il y a éros, ou la pulsion naturelle, captative, et agapè, amour de don, oblatif. La fidélité alors prend un sens, qu’elle n’avait pas tout à l’heure. Promettre fidélité à quelqu’un n’est pas s’engager à ne désirer que lui ou qu’elle, ce qui est absurde puisque le désir ne dépend pas de nous : je peux aimer ma compagne, et désirer la première fille qui passe dans la rue. Mais c’est s’engager à rendre quelqu’un heureux.

Aimer c’est vouloir aimer. La fidélité, absurde dans une perspective de causalité, prend son sens dans une perspective de finalité. Si on promet à quelqu’un de lui être fidèle, ce n’est pas qu’on ne désirera personne d’autre : on s’engage simplement à s’intéresser à quelqu’un. Au reste être fidèle à quelqu’un, ce n’est pas seulement ne pas lui être infidèle, si on doit par toute son attitude le lui rappeler constamment, en le lui faisant ainsi regretter. L’important ici est la promesse. Qu’on ne la tienne pas est une autre question : au moins a-t-on été capable de la faire. Le mariage monogamique, qui est une absurdité naturelle, s’éclaire alors. On épouse quelqu’un non pas parce qu’on l’aime, mais pour l’aimer. Ils s’aiment, non pour ce qu’ils sont, mais pour ce qu’ils deviendront l’un par l’autre. Projet, perspective, futur, anticipa­tion, on quitte le monde de la nature pour entrer dans un autre monde, celui de la culture.

On voit bien cela dans la liturgie latine du mariage : Ego conjungo vos in matrimonium – « Je vous unis pour le mariage ». L'accusatif indique ici la direction. L’union est à construire, à bâtir. On n’est pas dedans au départ, il n’y a pas in matrimonio, un ablatif qui indiquerait simplement le lieu où l'on se trouve.

Aimer, c’est aider. « Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour », dit Cocteau, dans Les dames du bois de Boulogne de Bresson. Brassens a admirablement montré cela dans sa chanson Bonhomme. Agapè a été admirablement définie dans le chapitre 13 de la première épitre aux Corinthiens. Ce texte est repris à la fin de Trois couleurs Bleu, film de Kieslowski : agapè y figure et incarne la victoire des forces de vie sur celles de mort.

L’opposition d’éros captatif et d’agapè oblatif fait la matière du classique de Denis de Rougemont, L’amour et l’occident. On peut voir aussi le film du même Kieslowski Décalogue 6, ou en une autre version Brève histoire d’amour. La fin est admirable, en tant que triomphe de la compassion sur la passion. Le 6e commandement, qui fait la matière de ce Décalogue 6 (« Tu ne seras pas luxurieux ») est ordinairement compris comme une défense, assortie de menace éventuellement terrorisante, alors qu’il faut le comprendre simplement comme un conseil pour advenir à l’humanité, et une mise en garde si on ne l'observe pas : « Luxurieux, tu ne seras pas. »

Dire : « C’est humain » pour excuser une faiblesse est une absurdité. Il faut chercher l’homme non dans ce qu’il est, mais dans ce qui le dépasse, dans ce vers quoi il cherche à s’élever. (pp.9-10)

  

 © M.T. – 2010

 


Ce texte est un extrait légèrement augmenté du chapitre premier de mon ouvrage Comprendre la culture générale, consacré à Nature et Culture :

  Couverture de Comprendre la culture générale

 

Lien pour cet ouvrage : cliquer ici

 

Pour écouter le développement de ce thème en émission de radio : cliquer ici.

→ Pour lire le paragraphe précédent, auquel celui-ci répond dans ce même chapitre, cliquer sur : Les lois de la nature.

→ Pour une illustration possible d'Agapè, voir Agapè : La fiancée juive.

 

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 21:05

¨(Extraits de mes ouvrages)


La nature n’est jamais répressive. Elle ignore l’exclusivité et le choix. Cela se voit dans les œuvres marginales, « anomiques » au sens de Dur­kheim, où la « nature », par défi contre la culture environnante, est ré­habilitée, parfois avec impertinence. On le voit bien dans Les Liaisons dangereuses, de Laclos :

 

  On se lasse de tout, mon ange, c’est une loi de la nature, ce n’est pas ma faute... (lettre CXLI)

 

Don Juan disait, en substance, la même chose... Dans la vie amou­reuse, la nature est complètement « amorale ». Elle ignore la monogamie, la fixation unique, l’« élection », en quelque sens que ce soit. Monoga­mie : Monotonie... Il n’y a rien à répondre à la lettre de Valmont : elle est un modèle de cynisme, de muflerie, et, dans son ordre, de vérité.

« L’amour, disait Chamfort, n’est que l’échange de deux fantaisies et le contact de deux épidermes ». La nature tyrannise nos corps, nous ôte toute liberté. « Madame, la nature a parlé ! », disaient, pressant leur belle, les li­bertins du 18e siècle. On s’éprend, on se méprend, on se re­prend. Tout cela est hors de notre pouvoir. Lorsque la passion nous quitte, nous nous flattons de la croyance que c’est nous qui la quittons : les constata­tions du moraliste rejoignent les remarques du psychologue sur les « intermittences du cœur ». Tel est l’« ordre » de la nature. « Comme il n’est jamais en notre pouvoir d’aimer ou de cesser d’aimer, dit La Rochefoucauld, l’amant ne peut se plaindre à bon droit de la légèreté de sa maîtresse, ni celle-ci de l’inconstance de son amant. » Tout au plus peut-on exiger des autres, sinon une fidélité qui ne dépend pas d’eux, la lucidité sur eux-mêmes et au moins la sincérité, l’aveu de leurs senti­ments. La nature cependant est tragique : l’effort même que l’on fait pour demeu­rer fidèle à quelqu’un que l’on n’aime plus est pire qu’une in­fidélité. Adolphe, de Benjamin Constant, illustre cela.

Il y a en ce sens une abstraction de la nature, qu’on ne remarque pas assez. Alceste dans Le Misanthrope, contre un langage trop biaisé ou compliqué, veut un langage « simple », ou « naturel ». « Et ce n’est point ainsi que parle la nature. » Mais la nature ne parle pas, elle pousse. Urget natura. C’est Célimène en vérité qui doit civiliser Alceste.

Sans doute cette contextualisation de l’amour est-elle féminine : ce sont les femmes qui ont inventé politesse et psychologie. Voyez la Carte du Tendre des Précieuses. Leur effort héroïque pour civiliser les hommes a été raillé par Molière, à mon avis bien à tort : il y a un côté fascisant de la comédie de ce type, qui au nom du sens commun dévalorise ce qu’elle ne comprend pas.

Il y a une différence dans le flirt entre les femmes et les hommes. Les hommes cherchent à conquérir, les femmes à parler et à fantasmer (y penser toute la semaine). Aux premiers la performance (abstraite), aux secondes la relation (suivie). Au Viagra, par exemple, elles préféreront toujours le coup de téléphone du lendemain. Sur cette abstraction, plutôt masculine, voyez la phrase de Proust : « Les femmes, dit-il, sont les instruments interchangeables d’un plaisir toujours identique. » Du côté de la nature serait donc l’homme, et de la culture, la femme. Une phrase comme celle de Rousseau : « Les sensations sont ce que le cœur les fait être », est une parole féminine de sens, il me semble, donc de mon point de vue ici culturelle, non naturelle. Voyez à côté la démystification, qui est en fait une simplification, masculine : « L’amour n’est que le roman du cœur, c’est le plaisir qui en est l’histoire », dit Beaumarchais.

Ces lois biologiques ou physiologiques sont la part naturelle de notre destin. Peut-être parce que quelque chose, en nous, de plus grand que nous se manifeste, ainsi que le dit Phèdre :

 

C’est Vénus toute entière à sa proie attachée. (I, 3)

 

Plus grand, peut-être, mais anonyme... Nous pensons dans l’amour choisir notre partenaire librement. Mais c’est une illusion : nous croyons poursuivre des fins individuelles, nous ne poursuivons que des fins géné­riques. Schopenhauer le montre dans sa Métaphysique de l’amour : la nature se sert de nous comme de pantins ou de marionnettes, ou d’esclaves, pour à travers nous perpétuer l’espèce.

Ainsi Vénus ou la libido fait-elle en sorte que poussés par le désir de génération en génération les hommes se reproduisent : Efficis ut cupide generatim saecla propagent, dit Lucrèce au début du De natura rerum.

Ce n’est pas de nous qu’il est question, mais de la continuation de la vie. Non du corps indivi­duel ou du soma, qui est périssable, mais de la semence de la vie, qui est immortelle : le germen. Nous aimons pour autre chose que nous-mêmes. L’être qui vit, transmet la vie, puis meurt. Les vagues pas­sent, mais la mer ne passe pas. L’enjeu nous dé­passe ; le jeu est gran­diose, et ridicule à la fois. Le vouloir-vivre géné­rique l’emporte sur tous nos pro­jets. La comédie nous asservit. Et comme des coureurs, les hommes se passent le flambeau de la vie (Et quasi cursores vitae lampada tradunt). C'est bien le cas de le dire : quand on aime, on ne compte pas.

Peut-être l’impression de tristesse qui suit l’accouplement vient-elle de là : de l’impression d’avoir été trompé, dupé, par la Nature. Voilà pour­quoi la chair est triste, comme on dit, tout ani­mal est triste après l’amour : omne animal post coitum triste. Le dé­terminisme de la Nature a sa grandeur, et son ironie. Nous sommes manipulés. Valéry écrit dans Le cimetière marin :

 

Les cris aigus des filles chatouillées, 
Les yeux, les dents, les paupières mouillées,   
Le sein charmant qui joue avec le feu,            
Le sang qui brille aux lèvres qui se rendent,    
Les derniers dons, les doigts qui les défendent,              
Tout va sous terre et rentre dans le jeu !

 

Le germen en biologie est le génome. J’ai cité Lucrèce. Avant Schopenhauer il a bien exprimé ce phénomène : Et Venus in silvis jungebat corpora amantum – Et Vénus dans les forêts unissait les corps des amants. Vénus est l’instinct génésique, et in silvis renvoie à la vie sauvage (silvatica), qui est à l’opposé de la vie de la culture. Lucrèce donne une description tout à fait sauvage de l’amour (De natura rerum, V). Cette vision est extérieure, non affectivement impliquée. La position de l’être y est à la fois d’être abusé (position « ironique »), et solitaire. « Si on croit aimer sa maîtresse pour l’amour d’elle, on est bien trompé », dit la Rochefoucauld. Et Proust : « On n’aime jamais personne, quand on aime. » (pp.7-9)

  

 © M.T. – 2010

 


Ce texte est un extrait légèrement augmenté du chapitre premier de mon ouvrage Comprendre la culture générale, consacré à Nature et Culture :

  Couverture de Comprendre la culture générale

 

Lien pour cet ouvrage : cliquer ici

 

Pour écouter le développement de ce thème en émission de radio : cliquer ici.

→ Pour lire le paragraphe suivant, qui lui répond dans ce même chapitre, cliquer sur : Éros et Agapè.

 

 
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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 13:44

¨(Extraits de mes ouvrages)


Unir amour et sacrifice me semble extrêmement problématique : v. Amour*, fin. Je sais bien que selon Aragon « Il n’y a pas d’amour heureux. » Mais on ne voit pas assez combien cet athée marxiste, qui voyait « l’iris troué de noir plus beau d’être endeuillé », avait une structure d’esprit totalement religieuse au sens traditionnel du mot, c’est-à-dire sacrificiel – comme Éluard d’ailleurs. Voyez là-dessus l’impla­cable Déshonneur des poètes, de Benjamin Péret (1945). Litanies, dolorisme, hagiographie et martyrologe, ainsi que vision abstraite des choses (dans « Liberté » d’Éluard, de quelle liberté précisément s’agit-il ?) s’unissent ensemble pour brouiller le regard et faire oublier les drames et les gaspillages réels derrière les cantiques, même les plus beaux. On ne pense pas vraiment alors : l’émotion tue la réflexion. Voici au hasard une euphémisation du sacrifice, dans « La rose et le réséda » (il s’agit du sang versé par les résistants fusillés) : « Il coule, coule et se mêle / À la terre qu’il aima, / Pour qu’à la saison nouvelle / Mûrisse un raisin muscat… »

Elle n’est laïque qu’en apparence. Ou alors il faut dire qu’il y a une religiosité séculière ou laïcisée, qui relaie la première, en euphémisant le sang versé. La Patrie y remplace Dieu : « Mourir pour sa patrie est un si digne sort / Qu’on briguerait en foule une si belle mort. » – « Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie / Ont droit qu’à leur tombeau la foule vienne et prie. » Ces vers de Corneille et d’Hugo donnent une version laïque du sacrifice religieux. L’école laïque les a enseignés avec dévotion, sans penser peut-être que l’autre école qu’elle pensait son ennemie, la cléricale, ne professait pas autre chose, même dans un autre contexte.

De ces « Morts pour la Patrie » sont remplis tous nos Monuments aux morts, qui souvent font face dans nos villages à l’école communale : comme si pour aller de l’une à l’autre il suffisait de traverser la rue, ou la route. Et sur leurs pierres tombales on lit d’abord leur nom, puis leur prénom, exactement comme quand l’instituteur les nommait quand il faisait l’appel. On peut assurément leur préférer le bien plus lucide : « Victimes de la Guerre ». N’oublions pas que seuls des vivants prononcent des discours aux morts, par quoi ils se donnent facilement bonne conscience, s’exonèrent de la culpabilité de leur avoir survécu, comme dit Hector dans La guerre de Troie n’aura pas lieu, de Giraudoux (1935). Aussi la mort a-t-elle l’énorme inconvénient, par l’absolution générale qu’elle permet, d’égaliser dans le mérite tous les humains, aussi bien les crapules que les honnêtes. Comme dit le poète, on pardonne toujours à ceux qui nous ont offensés, les morts sont tous de braves types.

… Je pense souvent à l’hypothèse paradoxale, mais qui me semble de plus en plus plausible, qu’il peut y avoir une obscénité de l’art, et d’autant plus dangereuse que l’art est plus beau. Tel me semble le vers de Péguy dans « Ève » (1913) : « Heureux les épis mûrs et les blés moissonnés ! » La métaphore est réussie, et la transposition poétique, admirable ; mais le contenu est-il admissible ? On conseille aux professeurs, je pense au manuel de Lagarde et Michard, de lire ce poème aux élèves avec émotion et recueillement, surtout en pensant au sacrifice de l’auteur lui-même, mort au front dès les premiers jours de la guerre de 1914-1918. Mais peut-on euphémiser ainsi et pourquoi pas vanter ce qui révolte à la fois la sensibilité et la raison ? Un beau vers excuse-t-il tout ?

Et qui osera prendre aussi l’honneur cornélien, qu’il s’agisse de celui du Cid ou d’Horace, pour ce qu’il est : de l’infantilisme machiste ? Les vers sont certes beaux, mais le fond barbare. Voyez là-dessus l’exécution impitoyable que fait Schopenhauer de l’honneur chevaleresque et de toutes ses implications dans ses Aphorismes sur la sagesse dans la vie (trad. fr. 1880 : « De ce que l’on représente »). De ce point de vue, Giraudoux a bien raison, il me semble, de dire que « la poésie et la guerre sont les deux sœurs » : v. Eucharistie*, Rédemption*, Repos*.

… Mais le sacrifice a sans doute encore de beaux jours devant lui. Aussi critiquer toutes ces religions de relais qui en font l’éloge semblera à beaucoup encore un blasphème, et peut-être a-t-on toujours besoin de la consolation qu’elles procurent. (pp.309-311)

 

© Michel Théron – 2010

 


→ Ce texte est la conclusion de l’article « Sacrifice » du tome I de mon ouvrage Théologie buissonnière :  

 

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  • Agrégé de lettres, professeur honoraire en khâgne et hypokhâgne, écrivain, photographe, vidéaste, chroniqueur et conférencier (sujets : littérature et poésie, stylistique du texte et de l'image, culture générale et spiritualité).
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