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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 01:01

Il est essentiellement tragique, car il suppose une élimination : de tout ce qui précisément n’est pas choisi. Toute détermination, disait Spinoza, est une négation. Et Gide a dit la même chose dans ses Nourritures terrestres : « Choisir m’apparaissait non tant élire, que refuser ce que je n’élisais pas. » Cette situation, liée à l’exercice même de notre liberté, ou de ce qu’on s’imagine être liberté, est éminemment problématique, ce qu’on peut voir dans l’expression, prise en son sens fort, de « l’embarras du choix ».

 

C’est à quoi j’ai repensé en voyant le dernier beau film de Woody Allen Café Society. L’héroïne aime deux hommes, l’oncle et le neveu, hésite entre eux, puis épouse le premier qui a déjà, à la différence du second, une situation sociale rassurante. Mais ce choix fait deux malheureux, à la fois celle qui le fait et celui qui en est la victime, même si ce dernier parvient lui aussi à faire un mariage brillant et à réussir socialement. Car ils ne cessent et ne cesseront de s’aimer jusqu’à la fin, qui est extrêmement pathétique, chacun rêvant en secret à l’autre. « Les rêves ne sont que des rêves », dit l’héroïne, et là j’ai pensé à ce que dit Calderon dans La Vie est un songe : « Et les songes ne sont que des songes ». Le film est donc une double éducation sentimentale, qui s’achève dans un double échec et une double résignation, justifiant ce que dit un personnage : « La vie est une comédie écrite par un auteur sadique ».

 

Plus nous choisissons dans la vie, plus nous refoulons, et plus l’ombre qui nous habite et nous suit, pour reprendre un terme essentiel de C-G. Jung, s’opacifie, se densifie. Elle se nourrit de tous nos refus, c’est la part non choisie de tous nos choix. Et à la fin elle nous engloutit : nous devenons la proie pour l’ombre. Nous pouvons fonctionner mécaniquement à l’extérieur, mais à l’intérieur de nous s’installe et réside un profond sentiment de néant. Le thème n’est évidemment pas nouveau, mais c’est le mérite essentiel de ce film de nous l’avoir rappelé.

 

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 01:01
Fête de Lunel ("La Pescalune") - 10 juillet 2016, 12 H 49

Fête de Lunel ("La Pescalune") - 10 juillet 2016, 12 H 49

"Tu me verras de dos, mais ma face ne pourra pas être vue."

(Exode 33/23)

 

"O toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !"

(Baudelaire)

 

Telle stupeur

Ouvre le ciel

Visage meurt

Qui se révèle

 

Ainsi sans trêve

Rentré chez toi

Poursuis un rêve

Que seul tu vois...

 

***

 

Voir aussi : 

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 01:02

Ce mot vient du latin cholera, qui transcrit lui-même le grec
khôlê « bile », et au sens figuré « colère ». Quant à la maladie du
même nom, le choléra, elle impliquait, croyait-on, la bile. Cela
renvoie à l’ancienne théorie médicale des humeurs : voyez par
exemple l’expression « échauffer la bile », pour signifier mettre en
colère. Voyez aussi mélancolique, tiré du grec, ou atrabilaire, tiré du
latin : celui qui est affecté d’une bile noire. Alceste dans Le
Misanthrope de Molière est l’« atrabilaire amoureux », et c’est un fait
qu’il se met souvent en colère. Lorsque ce mot de « colère » a perdu
son h dans la graphie, l’étymologie en a été rendue plus difficile. Ce
mot a remplacé couramment en courroux, réservé à un usage plus
noble, et le mot vieilli ire, qui vient du latin ira, colère : voyez le Dies
irae, ou Jour de colère, célèbre poème du Jugement dernier composé
au Moyen-Âge, à partir du livre de Sophonie...

Lire la suite dans :

 

Théologie buissonnière : Agneau de Dieu

Cliquer sur l'image

***

 

Pour écouter la version radio de l'article, avec des musiques appropriées au thème, cliquer ici :

***

 

Nota 1 : Un long extrait du livre (texte intégral de l'Avant-propos et des deux premières entrées) est lisible en cliquant : ici.

 

Nota 2 : Le livre est disponible à la vente sur le site de l'éditeur indifféremment dans les deux formats, PDF (directement lisible et imprimable à partir d'un ordinateur, normalement équipé d'Adobe Reader), et E-pub.

 

Nota 3 : Si l'on choisit le format E-pub, il suffit, pour lire le livre sur un ordinateur, de télécharger préalablement un logiciel gratuit d'Adobe, Adobe Digital EditionsLe téléchargement et l'installation sont très faciles. Cliquer : ici.

 

Nota 3 : On peut lire une première recension de ce livre sur le site ami Protestants dans la ville. Cliquer : ici.

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  • Agrégé de lettres, professeur honoraire en khâgne et hypokhâgne, écrivain, photographe, vidéaste, chroniqueur et conférencier (sujets : littérature et poésie, stylistique du texte et de l'image, culture générale et spiritualité).
  • Agrégé de lettres, professeur honoraire en khâgne et hypokhâgne, écrivain, photographe, vidéaste, chroniqueur et conférencier (sujets : littérature et poésie, stylistique du texte et de l'image, culture générale et spiritualité).

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