je comprends ta peine, mais je ne peux l’approuver. Je ne sais qui a dit (il me semble que c’est Talleyrand) que ce qui est excessif est insignifiant. Je conviens qu’il y a beaucoup de choses qui ne vont pas, comme tu dis. Mais d’autres vont bien. La vie est faite de contrastes : à tel moment le ciel nous tombe sur la tête. Et à tel autre, il nous éblouit. C’est banal. Mais la banalité n’est pas toujours fausse ...
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Ce livre estun petit roman par lettres, destiné à montrer de façon sensible et vivante la polyphonie essentielle de la Bible (format : 14x14 cm, 106 pages).
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C’est d’abord la splendeur et la majesté superlatives de Dieu, qu’il est impossible de regarder en face. Comme le soleil et la mort, pour La Rochefoucauld, ou pour certains, le dentiste… À Moïse qui lui demande : « Fais-moi voir ta gloire ! », Dieu répond : « Nul ne peut me voir, et vivre. » (Ex 33/18) – v. Voir / Vision. Lorsque Moïse, pourtant protégé par l’écran de la main de Dieu, descendit du Sinaï, des rayons lumineux émanaient de son visage, à tel point que le peuple eut peur de s’approcher de lui : Ex 34/29, repris en 2 Co 3/7. Ces rayons lumineux sont en hébreu des « cornes », et Jérôme n’a pas vu la métaphore, puisqu’il parle littéralement d’un « visage cornu » (cornuta facies). De là viennent les fameuses cornes de Moïse qu’on voit par exemple sur la statue que Michel-Ange en a faite, et qu’il ne faut pas évidemment attribuer à une autre raison que sa fréquentation du divin – ainsi qu’au littéralisme de l’auteur de la Vulgate ...